iàid., ch. XII
I. Omnes qui credebaal eraot pariter et habebant orania commuuia. PoAsessiones et substaulias vendebant et dividebaat illa oinuibus. (Apôtixs, ch. II, i4 et i5.)
qii'IIananiah et sa femme Saphyrah, deux nouveaux adeptes, furent frappés de mort pour avoir dissimulé et retenu une partie de leur avoir '.
Le chef de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, Jacques, le frère même de Jésus, est repré- ' sente par ses biographes comme un nazir essénien de la plus remarquable austérité, laissant croître ses cheveux, ne mangeant pas de viande, toujours vêtu, comme un pontife, d'un vêtement de lin et portant sur son front le pétalon^ plaque d'or, insigne du caractère sacerdotal *.
Dans toute cette organisation, nous sommes manifestement en plein Essénisme, comme nous y étions en ce qui concerne la purification des péchés par le baptême. Nous n'y sommes pas moins en ce qui a trait à la guérison des malades et des possédés. Le pouvoir de Jésus sur les démons, l'art prodigieux, naturel ou surnaturel, avec lequel on disait qu'il rendait le mouvement aux paralytiques, la pureté aux lépreux, l'ouïe aux sourds, la vue aux aveugles, la vie à ceux qu'on croyait morts, tous ces faits merveilleux que grossissait la voix publique et qui faisaient affluer vers lui tant de malheureux et d'infirmes, appartiennent à la tradition essénienne, où nous avons vu qu'ils étaient aussi nombreux qu'éclatants.