‹ Les PharisiensChapitre 178 sur 258 · Talucd, Sotd · texte numérisé non relu

Talucd, Sotd

:i. Weili.. Ibvi. p. M,

que les faits y ont toujours été d'accord avec les principes.

Pour les Pharisiens, il n'y a jamais eu qu'une vérité absolue; c'est la croyance en un Dieu unique. Sur ce point, base de toute religion et de toute philosophie, il n'y avait, en effets ni discussion, ni transaction possible. Ne pas croire à l'existence de Dieu, c'est la destruction de toute société religieuse ; ne pas croire à son unité, c'est la destruction du Judaïsme. Mais, autant les docteurs du second temple se sont montrés intraitables sur le principe radical, autant ils ont été faciles dans les autres questions.

La lutte entre eux et les Sadducéens, quoique bien passionnée, n'a jamais eu pour but d'imposer par la force, des croyances obligatoires. Ce fut le combat acharné de deux partis adverses, également ambitieux du pouvoir, et non le conflit de deux puissances religieuses voulant contraindre à la foi par l'autorilé souveraine. Les Sadducéens purent, impunément, nier l'immortalité de l'âme et les espérances d'une autre vie, sans être pour cela déclarés hérétiques ni condamnés comme tels. Malgré leur scepticisme, ils faisaient toujours partie de la communauté d'Israël et participaient librement à toutes les cérémonies du culte '.Le Sadducéisme, de son côté, tant qu'il fut au pouvoir, s'il considéra les Pharisiens comme des ennemis politiques et s'illes persécuta à ce titre, n'eut

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