I. Mattbiec, ch. in, 2 etsuiv
LES PHARISIENS. :i
prêchait la rémission des péchés par le baptême dans les eaux du fleuve, c La hache, t s'écriait-il, « est déjà » mise aux racines de l'arbre. Tout arbre qui ne pro- » duit pas de bon fruit, sera coupé et jeté au feu. » On accourait vers lui de tout le circuit du Jourdain, de Jérusalem et de toute la Judée. Les Pharisiens, les Sadducéens eux-mêmes venaient^ en grand nombre, recevoir de ses mains le baptême de pénitence ^ Jean, suivant la coutume essénienne, faisait plonger les fidèles, dès l'aube matinale, dans l'onde pure, et ils y faisaient confession de leurs fautes.
Les graves événements qui agitaient la Judée, les vices des princes et des grands, les scandales du Sacerdoce, l'oppression des Romains, la révolte des Zélateurs, tous les signes menaçants qui présageaient une crise prochaine et terrible, ne pouvaient manquer de faire surgir quelque tribun religieux qui, épouvanté des périls de la situation, y vit^ comme les anciens prophètes, un effet de la colère divine et appelât le peuple au repentir, seul capable de désarmer la justice de rËtemel.
Ce nouveau Nabi devait infailliblement sortir de l'Essénisme. Les Esséniens, par la pureté de leur vie, par Texaltation de leur esprit, par la rigidité de leurs pratiques, étaient généralement considérés et vénérés comme de saints hommes en communication plus directe et plus habituelle avec la divinité. Josèphe, qui