Multos Pharisœonim et Sadducœorum... Matthiec, ibid.l
parle fort peu des sages de son siècle, trop occupé à suivre Thistoire des événements, cite cependant divers Esséniens,Onias, Juda, Ménabem, Simon, comme ayant eu le don de propliétie et de miracle ^ Le peuple les entourait d'un respect superstitieux. Quand ils sortaient de la retraite où ils vivaient confinés en dehors du monde, la foule attachait une grande importance à leurs paroles et ù leurs actions.
Au milieu des luttes de partis, des intrigues et des guerres qui avaient suivi le triomphe des Macchabées, les Nazirs Esséniens s'étaient tenus silencieusement à l'écart. Depuis que ces anciens Ilassidim avaient abandonné aux Pharisiens, séparés d'eux, la scène publique, ils s'étaient retirés de la société. Leur communauté, comprenant^ d'après Josèphe, quatre mille affiliés*, était établie, à l'ouest de la mer Morte, dans une contrée déserte, près de la ville d'Engaddi % où des forêts de palmiers fournissaient leurs fruits à l'alimentation des frères. Les membres de cette pieuse
1. Ant, liv. XIII, ch. xix; XIV, ch. m; XV, cli. xm; XVIII, cli. xv.