‹ Les PharisiensChapitre 206 sur 258 · II · texte numérisé non relu

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rame des morts ne durent pas plus de onze mois. On ne veut pas croire que cette âme, délivrée des maux de ce monde, puisse être privée plus longtemps du bonheur étemel. Cet usage pieux a élevé presque au rang d'un article de foi l'espérance formulée dans la Mischnah. En tout cas il ûxe la véritable pensée da Pharisa'lsme. Malgré tous les systèmes contradictoires dont le Talmud a gardé le souvenir, il prouve que la majorité des docteurs a refusé de croire à lëternité des peines d'outre-tombe.

L'idée qu'ils n'ont cessé de se faire de Dieu est celle d'un père indulgent pour les fautes de ses fils, sévère sans doute dans sa justice, mais se laissant aisément désarmer p^ le repentir, a Le maître des » grâces, disait Hiilel, dans la belle maxime que nous » avons citée plus haut, fait toujours pencher la » balance du côté de la grâce * . » — u Un seul témoin à » décharge, dit encore la tradition, c'est-à-dire une » seule bonne action, l'emporte devant Dieu sur neuf » cent quatre-vingt-dix-neuf témoins à charge *. » Le repentir sincère, même aux portes du trépas, peut racheter toute une vie dé fautes '. Dieu ne vent pas la mort du pécheur, mais sa conversion et son retour au bien.

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