‹ Les PharisiensChapitre 22 sur 258 · ibèd · texte numérisé non relu

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que les Pharisiens,qui avaient, certaiQemeat,en morale abstraite,les mêmes sentiments que Jésus,pensaient cependant qu'il ne fallait pas négliger absolument, pour ridéal de la vertu, les pratiques religieuses. C'était donc toujours, on le voit, entre eux et lui, une question de conduite plutôt que de principe. Au reste, les disciples de Jean le Baptiseur eux-mêmes se joignaient à ceux qui blâmaient Jésus de violer publiquement les pratiques légales, témoin le jour où ils vinrent le trouver, disant: « Nous, ainsi que les Pharisiens, )> nous observons les jeûnes prescrits. Pourquoi tes )) disciples ne le font-ils pas ^ ? »

Où les critiques des Pharisiens devenaient plus vives^ c'était sur le cortège habituel de Jésus. Ils s'inquiétaient^ au point de vue même de l'ordre public, de cette foule de gens de bas étage qui se groupait, chaque jour plus nombreuse et plus ardente, autour du prophète de Galilée, c Pourquoi, » disaient-ils à ses disciples, a votre maître se promène-t-il et demeure- » t-il ainsi sans cesse avec des publicains et desmalfai- )> teurs ' ? » Évidemment, quand Jésus répondait à ces reproches : « Les gens bien portants n'ont pas » besoin de médecin, mais les malades ; je ne viens )> pas appeler les justes, mais les pécheurs, » il exprimait une belle et généreuse pensée ; mais^ dans ces temps de troubles populaires, on conviendra que les

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