Tàlmud, Schabbath 31. a
2. BérésehUh Babba^ ch. xxiv. — Jésus dit absoloment la mèvat chose au Pharisien qui lui demande quel est le plus grand commandement de la loi. (Matthieu, ch. xxii, 35.) Et il est bon de rappeler que le Pharisien qui l'interroge se déclare tout à fait d*accord aTee lui» disant : « Qu'aimer son prochain yaut mieux qu'offrir des sacrin fices. » (Maec, ch. xii, 32 et 33.)
la Genèse en parlant de la création d'Adam, car cette origine commune oblige tous les hommes à s'aimer en frères \ — « Pour être aimé de Dieu, dit encore » Hanina ben Dossa, il ne suffit pas d'étudier et d'obu server la loi, il faut être animé de l'amour de ses » semblables ^. »
A ce principe général de la fraternité sociale, l'école pharisienne en ajoute un.autre bien autrement caractéristique et touchant et qui, dans sa conception et dans sa forme, lui appartient en propre : c'est celui de la solidarité universelle.
L'humanité n'est, pour elle, qu'une famille, un vaste corps dont tous les membres, inséparables les uns des autres, sont associés, dans le bien comme dans le mal, par des liens indissolubles. Ce que les uns font de bon et d'utile profite à l'ensemble; ce qu'ils font de mauvais et de pernicieux nuit à tous. Tous étant ainsi solidaires, c'est sur la généralité des œuvres que le jugement divin sera prononcé, de telle sorte qu'un seul juste, que dis-je? un seul acte juste accompli à propos peut faire pencher la balance du côté de la grâce, de même qu'un seul acte inique peut la faire trébucher du côté de la rigueur. Si nous