‹ Les PharisiensChapitre 231 sur 258 · Bére$(Mth Rahba, ihid · texte numérisé non relu

Bére$(Mth Rahba, ihid

4. Aboth, ch. III, § 43. Cette maxime répond péremptoirement à Topinion de ceux qui prétendent que la morale pharisienne était une sorte de réglementation juridique, faisant de Tobservation de la loi la règle absolue du devoir.

sommes vertueux, notre mérite peut donc amener le salut de l'humanité tout entière; si nous sommes méchants/notre péché peut être fatal à tous nos semblables. Dès lors, ce n'est plus nous seuls qu'il faut avoir en vue dans toutes nos actions, c'est toute la société au sort de laquelle notre sort personnel est étroitement uni et dont le bonheur ou le malheur dépendent peut-être de la conduite de chaque individu.

La doctrine exprime cette croyance dans une de ces paraboles qui lui sont familières et où, par une progression ingénieuse, eUe monte de la solidarité individuelle à la solidarité Israélite, pour arriver enfin à la solidarité universelle.

« Toutes les œuvres de l'homme, dit-elle, forment )> un tout indivisible et c'est sur la majorité de ses » actes qu'il est jugé ^ . »

c( Tous les Israélites, dit-elle également, sont soli- » daires les uns des autres ^. » Puis, elle symbolise cette pensée par l'Âgadah suivante :

u Que signifient le cédrat, la branche de palmier, les )) rameaux de myrte et de saule que l'Ëcriture prescrit ' » de prendre et d'unir ensemble, au jour de la fête des » Cabanes '. Le cédrat, c'est Israël. De même que ce » fruit a, tout à la fois, de la saveur et de l'odeur , de

1. Cette maxime qui, ainsi qu*on Ta vu plus haut, est d'Akiba, est mentionnée au traité Aboth, ch. m, § 22.

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