mUTD ^San (Talmud, sanhédrin
2. Voir . sur cette curieuse tradition, Wiill, U Juddisme^ ses Dogmes et sa Mission, 3* partie p. 436. — Talmud, Synhédrin, 98 el 99.
» lions de fantaisie, on se met à désespérer de sa venue . » Or, il n'est pas permis de renoncer à cet espoir, car » il est écrit : « Quoiqu'il tarde, espère en lui. » 0 (Habaclx, II, 3). Qu'on ne dise pas : a A quoi bon n espérer si Dieu se refuse à l'accomplissement de nos 1) rêvesdedélivrance?»— Dieu ne s'y refuse nullement; » il attend, lui aussi, le moment propice de nous » prendre en grâce! (Isaie, 1, 18.) — Mais alors, si Dieu » attend, si nous attendons, qu'est-ce donc qui em- » pèche le salut? — C'est l'inexorable justice, c*est-à- » dire nos péchés Kn
Cette curieuse critique contre les messianistes impatients se termine, on le voit, par un grand principe moral. Ce qui s'oppose à l'avènement des jours de liberté, de pacification et de fraternité universelle, dont le Messie doit être l'initiateur, c'est la persévérance des hommes dans la voie du mal. Qu'ils retournent vers Dieu, qu'ils se repentent de leurs fautes ; c'est le meilleur, c'est le seul moyen de hâter l'apparition du jour du Seigneur, du jour grand et formidable, dont le prophète Élie sera le précurseur et qui « convertira » le cœur des pères envers les enfants et celui des » enfants envers les pères *. »
La pénitence, voilà la condition essentielle du salut d'Israël, et, par lui, du salut de l'humanité. « Si Israël » fait pénitence, il sera délivré; sinon, non '! »
{. Taimjsv^ Synhédrin, ibid,