Luc, ch. XI, 37 et suiv
docteurs de la loi présents aa repas \ pour savoir si Ton pouvait ou non soigner les malades pendant le jour consacré au repos ; mais rien n'irrite ce débat de casuistique religieuse.
L'impression qui résulte de ces divers faits, c'est que des relations habituelles et bienveillantes existaient entre Jésus et un grand nombre de Pharisiens d'ailleurs très-fldèles à leurs propres doctrines. Son intimité avec Nicodème, que l'Évangile signale comme un Pharisien d'une haute position*, les conversations amicales qu'ils ont ensemble, la façon dont cet homme influent intervient en sa faveur et le protège lorsqu'on veut l'arrêter ', prouvent que Jésus comptait, dans ce parti, des amis puissants et dévoués.
Ce qui se passa aux derniers jours de sa vie, n'est pas moins significatif. Ni la main ni l'inspiration des Pharisiens n'apparaissent dans les conseils tenus pour décider son arrestation, ni dans la trahison de Judas, l'homme de Kérioth, ni dans les douloureux incidents de son jugement, de sa passion et de sa mort. — Ceux qui se réunirent chez le grand prêtre Caîphe pour aviser aux moyens de le prendre et de le faire périr, étaient les principaux du sacerdoce et de
1. Luc, ch. xiv, 1 et suiv. —Le nombre des assistants, la présence des doctenrs de la loi et du paralytique semblent indiquer que ce repas était une agape sabbatique et l'entrée de Jésus montrerait qu'on l'y recerait comme un affilié.
2. Homo ex Pharisxis, princeps Judxorum. (Jban, ch. m, 1 et suiv.)