‹ Les PharisiensChapitre 34 sur 258 · Jeam, cil. IX, IG · texte numérisé non relu

Jeam, cil. IX, IG

térisent trop exactement ladoctrine de Schammaï pour qu'on ne reconnaisse pas ici ses disciples. Quoi qu'il en soit, il est clair qu'il existait, dans le sein même du Pharisaîsme, doux courants opposés dont l'un était loin d'être défavorable à Jésus.

Celui-ci connaissait bien ces sentiments. Dans toutes ses pérégrinations, c'est presque toujours chez des Pharisiens qu'il va chercher et qu'il trouve la plus large hospitalité. A Nalm,nous le voyons entrer dans la maison d'un pharisien, Simon, et y passer la nuit '. C'est même là que se passe l'épisode de la prostituée à qui il remet ses péchés. Les assistants, il pst vrai, s'en étonnent, mais rien n'altère cependant chez eux le respect des devoirs de l'hospitalité. Une autre fois^ on voit un Pharisien Tinviter à venir manger à sa table . Là, encore, en ne faisant pas les ablutions usitées, il excite la surprise de son hôte et des convives qui lui adressept quelques observations ; mais tout se

borne à une controverse courtoise. On ne l'approuve pas, mais personne ne le regarde, pour cela, comme un impie digne de châtiment '. Plus tard, c'est chez im chef pharisien, quidam princeps Pharisœorum, qu'il arrive, un jour do sabbath, pour y prendre sa nourriture, manducare panem. Il y guérit le paralytique et une discussion dogmatique s'élève entre lui et les

i. Luc, cil. VII, 36.

Page 1