Ibid, 57 et suir
LES PHARISIENS. So
jours à une doctrine politique ou religieuse. Caïphe usa» en cette circonstance, du pouvoir suprême dont il était investi; il s'arrogea, à tort ou à raison, la présidence du tribunal ad hoc qu'il convoqua chez lui pour juger Jésus, et dont les membres devaient être sans aucun doute, des Sadducéens comme lui, ou tout au moins des Schammalstes ^
n est permis de croire que des juges pharisiens de l'école d'HiUel se seraient montrés beaucoup moins rigoureux. On trouve une preuve éclatante de la justesse de cette supposition dans un incident très-considérable qui suivit de près la mort de Jésus.
Ses disciples, malgré le supplice de leur maître, continuèrent son apostolat, préchant au peuple le Christ ressuscité. Les prêtres, les fonctionnaires du temple et les Sadducéens, voulant comprimer cette propagande qui les alarmait, les firent saisir, et, le lendemain, réunis encore chez Caïphe, comme pour le procès de Jésus^ avec tous ceux qui étaient de race sacerdotale, ils les mirent en jugement et voulurentles condamner *. Cef sont bien évidemment les mêmes hommes qui avaient prononcé sur Jésus; ils sont animés des mêmes ressentiments et des mêmes passions. Mais, cette fois, Gamaliel, le sage et pacifique héritier de la dignité et de la doctrine d'Hillel,