‹ Les PharisiensChapitre 40 sur 258 · M. ch. XXIII et XXIV · texte numérisé non relu

M. ch. XXIII et XXIV

La troisième, c'est que Paul, Tapôtrele plus dévoaé de la nouvelle secte religieuse, revendiqaait publiquement, comme un titre d'honneur, son origine et ses convictions pharisiennes, ce qu'il n'eût certainement pas fait si les Pharisiens avaient été les auteurs ou les complices de la condamnation du Christ.

Ce n'est pas d'ailleurs la seule circonstance où l'évangélisateur des gentils afûrma cette parenté de croyance avec ceux dont il avait été le disciple. Dans son épitre aux Philippiens, écrite dans le silence de la méditation, il dit non moins fièrement : (( Je suis Hébreu , fils d'Hébreu et Pharisien sui- » vaut la loi. » Hebrmis ex Hebrœis^ secundum legem PharisâBiisK »

Quant aux Pharisiens, ils persistèrent dans leur attitude bienveillante. Quelques années plus tard, sous le règne d' Agrippa II, ils vinrent protester auprès du roi contre la condamnation de Jacques^ frère de Jésus, chef de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, que le grand prêtre Hanan, un sadduc^en farouche, avait fait juger arbitrairement par une cour de justice, illégalement réunie en l'absence du procurateur romain. Jacques ayant été mis à mort, ils obtinrent la destitution du grand prêtre *.

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