‹ Les PharisiensChapitre 39 sur 258 · Ibid. 38 et · texte numérisé non relu

Ibid. 38 et

LES PHARISIENS. lu

à ses vues, la question grave de la circoncision des gentils, livré par le centurion romain au tribunal que présidait le grand prêtre Ananias, il Ût hautement appel aux Pharisiens dont la réunion. se composait en partie, u Je suis Pharisien, s'écria-t-il, fils de » Pharisien ' ! » A ces mots la division se mit entre les deux partis. Les Pharisiens prirent énergiquement l'apôtre sous leur protection disant : u Nous ne » voyons rien de fautif en cet homme. » Nil mali invenimus m homine isto *. £t cependant, il était alors traduit en justice pour avoir prêché hautement le Christ sauveur, dont il ne devait pas tarder à faire un Dieu. Grâce à l'appui des Pharisiens, il échappa à la condamnation qui le menaçait et fut envoyé à Rome '.

n y a trois conséquences intéressantes à tirer de ce fait. La première, c'est la preuve de la tolérance des Pharisiens pour les apôtres du Christianisme, en qui ils respectaient la liberté des opinions qui fut toujours le principe même de leur doctrine. La seconde, c'est que le parti pharisien ne considérait pas comme un crime de croire à la messianité de Jésus et ne jugeait pas qu'on dût pour cela condamner ses adeptes.

1. Sciens autem Paalas quia una pan erat Sadducieoram et Phariseomm, ezclamaTit in concilio : « Viri firatres, ego Pharisceua sum et filiuB Pharissorum. » (Actes, ch. xxiii, 6.)

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