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que Josèphe a faite aux calomuies d'Appiou \ les moyens perfides que les avocats des Grecs mirent au service de leur cause. Us dressèrent un véritable acte d'accusation contre le Judaïsme ; ils eurent surtout l'habileté d'enflammer la colère de TËmpercur en prétendant que les Juifs, seuls parmi toutes les nations soumises, faisaient un sanglant outrage à sa majesté lorsqu'ils refusaient d'admettre sa statue dans leurs temples et de lui offrir des sacrifices. Ce fut l'argument décisif. On le voit aisément par l'insistance avec laquelle Caligula, dans les audiences qu'il accorde à Philon, lui demande pourquoi les Juifs ne veulent pas se conformer à l'usage universel, a Soit I dit-il, ils offrent des sacrifices à mon intention ; n mais poifrquoi ne m'en ofTrent-ils pas à moi- » même *? »
Caligrula était alors possédé de la folie qui lui inspira les excentricités les plus monstrueuses. Il avait donné à son cheval la dignité de consul ; il avait proclamé déesse une jeune flUe qui lui était née ; il se faisait Dieu égr^lement et appelait familièrement Jupiter son frère. Il exerçait, en même temps et par une conséquence naturelle de cet orgueil personnel, une tyrannie qui n'épargnait personne et ne connaissait ni loi ni obstacle. Un pareil despote n'était pas difficile à pousser aux rigueurs. Appion fut écouté sans réserve.