‹ Les PharisiensChapitre 64 sur 258 · Talmvd, Synhédrin 52, a. — 72, a · texte numérisé non relu

Talmvd, Synhédrin 52, a. — 72, a

2. Ces monnaies éont au nom de Simon, Nassi dlsraSl, avec cen moU Sn-^C^ ninnS, liberté d'Itraél (Saulcy, NumUmatique juive, — liBiRTZ, t. III, p. 354).

rial ftit de jeter un défi à l'Empereur lui-même. On sacrifiait habituellement à l'autel des victimes pour le César et pour la prospérité de l'Empire. Les empereurs offraient eux-mêmes dans ce but le bétail consacré. Éléazar fit abolir cet nsage et étendit l'interdiction u toute ofiQrande venant des étrangers U Les principaux de la nation, le haut clergé, les chefs sadducéens, appuyés par les pharisiens pacifiques, firent tout leur possible pour empêcher l'exécution de ce décret qui était une véritable déclaration de guerre. Les Zélateurs, aidés des Schammal&tes et du bas clergé, maintinrent énergiquement leur résolution. La voix de la modération n'était plus écoutée.

Le parti de la paix crut que, si les Romains employaient alors à temps des moyens décisifs, on pourrait encore écraser la révolte. Des émissaires furent envoyés à Florus et à Agrippa pour les engager à accourir avec des forces respectables et à ne pas laisser grandir le mouvement. Florus ne répondit même pas aux envoyés. Agrippa mit à leur disposition trois mille cavaliers tirés de l'Auranite, de la Bathanée et de la Trachonide, avec qui ils revinrent à Jérusalem. Le^ partisans de la paix logèrent cette troupe auxiliaire dans la ville haute et s'y réfugièrent en même temps, protégés par la cohorte romaine qui gardait la tour Antonia.

1. JosKFHB, Gunrt des Juifs, liv. II, cb. xxx et xxxi. — Talmitd, Quilièn, 56, a.

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ii4 LES PUAHlSlKiNS.

On comprend l'exaspération du parti révolutionnaire en apprenant cette démarche. Il cria à la trahison et la guerre civile éclata avant l'explosion de la guerre étrangère.

Les Zélateurs, unis aux Sicaires, occupaient la ville hasse et le temple. On se battit, de part et d'autre, avec acharnement. Les insurgés s'emparèrent de la ville haute, forçant leurs adversaires à se retrancher dans le palais royal et dans la forteresse Antonia. Les palais du grand prêtre Hananiah^ d'Âgrippa et de Bérénice furent brûlés aux applaudissements de la populace. On pilla le greffe des actes publics et l'on détruisit les contrats qui y étaient conservés, dans le but d'anéantir ainsi d'un seul coup tous les titres de créance et de se faire des amis de tous les débiteurs aux aboi9 ^ On ameutait en même temps les pauvres contre les riches, disant qu'il était temps d'en finir avec, cette aristocratie de la naissance et de la fortune qui pesait depuis tant de siècles sur le peuple opprimé. La démagogie faisait ainsi irruption sur les pas des zélateurs démocrates. Toutes les révolutions radicales se ressemblent. N'avons-nous pas vu les mêmes excès et les mêmes dévastations dans notre époque soidisant civilisée?

Traqués par ces bandes de furieux, le grand prêtre Hananiah et les principaux sadducéens s'allèrent

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