Jos^.pHRf ibid,y ch. xxiii
cacher dans des égouts où on'flnit par les découvrir. Us furent égorgés par la foule implacable.
Ces scènes de meurtre et de vengeance se passaient le 14 août de l'an 66. Le lendemain, la tour Antonia et le palais des princes hasmonéens furent attaqués. Deux jours après, la tour Antonia fut prise d'assaut et sa garnison massacrée. Le siège du palais royal fut plus lent, mais un renfort arriva aux assaillants. Ménahem, un autre fils de Judas le Gaulonite, accourut à leur aide avec une troupe de gens de sac et de corde qu'il avait armés après s'être emparé de vive force de la citadelle de Massada où se trouvait l'arsenal du roi Hérode. Ce nouveau chef populaire prit aussitôt la direction des opérations de siège contre les Romains et les soldats d'Agrippa. En peu de jours les assiégés furent à bout de ressources. Le 6 septembre. Us demandèrent à capituler. Ménahem n'y consentit que pour les troupes d'Agrippa et pour les Juifs. Les Romains durent se défendre encore dans les tours d'Ilippicus, de Phazael et de Marianne, où ils s'étaient renfermés. Bientôt, ne pouvant résister davantage, ils se rendirent sur la promesse d'avoir la vie sauve, mais, par un infâme parjure, quand ils furent dehors, on les tua jusqu'au dernier.
Comme il arrive souvent, ce triomphe mit la discorde entre les chefs qui se disputaient la dictature. Ménahem, prenant des airs de monarque prêt à mon'
illi LES PHARISIENS.
■ ter sur le trône ', prétendait être le seul mallre. )i;iéazar, irrité de cette prétention et, peut-être, agité de remords d'avoir laissé assassiner le grand prêtre son père, ameuta la multitude contre son rival. Une lutte s'engagea aux abords du temple. Ménahem y périt. Ses partisans n'échappèrent qu'avec beaucoup de peine et se sauvèrent à Hassada.
Cependant l'insurrection, n'étant pas efficacement combattue, s'étendit rapidement. Elle sortit de Jérusalem et souleva toute la Judée, donnant la main, au debors, à tous les ennemis de Rome. En moins de sis mois, elle prit des proportions Tormidables, ayant chassé partout les faibles garnisons romaines qui occupaient divers points du territoire, maltresse de toutes les citadelles de la mer Morte, appuyée par les Arabes et s'étendant, victorieuse, sur l'Idumée, la GaUlée et la Pérée également en armes.
Celte fortune inespérée donna une audace extraordinaire aux fauteurs de la révolte. Elle fit même illusion aux (.'^prits modérés. Ils crurent, un moment, qu'il n'était peut-être pas impossible de reconquérir