‹ Les PharisiensChapitre 68 sur 258 · GiiCTz, Ufid · texte numérisé non relu

GiiCTz, Ufid

L'inexplicable inaclion des Romains pendant ce temps donne évidemment raison à ceux qui imputent à la politique romaine le perQde dessein do laisser se développer l'insurrection pour mieux l'écraser quand elle aurait atteint sou apogée. Les Romains n'étaient pout-ètre pas fâchés d'avoir l'anarchie intériouro pour auxiliaire. Us no pouvaient voir qu'avec joie les Juifs se déchirer entre eux.

Néanmoins, Ceslius Gallua, gouverneur de Syrie, ne fût-ce que pour sauver les apparences, sembla vouloir sortir de cette inertie et reprendre l'ofTensive. Rien n'est plus étrange que son expédition. Assisté d'Agrippa qui, naturellement, espérait reconquérir son trûne par la force des armées romaines, il fait une pointe en Galilée, livre au pillage Andron, une des villes fortes de cette province, qu'il trouve abandonnée de ses habitants, y met le feu, puis retourne à PtoK^maïde , sans vouloir aller plus loin. Quelque temps apri-s, il fait attaquer Joppé, viUe à peu près ouverte, dont ses soldats massacrent la population. Puis, il envoie Gallus, un de ses lieutenants, ravager on Gallli^e Séphoris et piUor Antipatrido. Ënfln, il se décide à marcher sur Jérusalem, en ayant soin de

brûler^ au passage, la ville de Lydda, comme pour se faire la main à une action décisive.

C'était alors l'époque de la fête des Cabanes. La ville sainte regorgeait de Juifs. Tous coururent aux armes à l'approche de Cestius, sans observer cette fois les devoirs du repos sabbatique ^ Par une chance inattendue, ils firent subir aux Romains un premier échec et leur tuèrent beaucoup de monde. Il est vrai qu'ils avaient dans leurs rangs Monobaze et Sénébëe, princes de rAdiabénie, Niger, de la Pérée, et Sylas, de la Babylonie, tous hommes de guerre très-expérimentés *, dont la présence dans l'armée juive révèle l'importance que la rébellion avait prise. Agrippa envoya deux de ses officiers, Phœbus et Borée, auprès des insurgés, pour leur porter des paroles de conciliation et leur promettre une amnistie sans réserve s'ils voulaient déposer les armes. Les parlementaires furent assaillis par la foule furieuse qui ne leur permit pas même de parler. Phœbus fut tué ; Borée se sauva couvert de blessures. Cet acte de trahison, énergiquement flétri par les hommes modérés, provoqua dans la ville de nouveaux désordres. Gestius, jugeant le moment opportun, eut alors l'air de vouloir frapper un coup décisif. Il s'avança sur Jérusalem le 1 3 octobre, avec toute son armée. Les rebelles eiïrayés

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