Ibid
blâmée par luP. Il se faisait un devoir d'accueillir les étrangers avec cette bienveillance qu'il avait apprise d'Hillel lai-même. Il leur donnait tot^ours, le premier,Ie salut de paix {schalom) et attirait les prosélytes au lieu de les repousser. Il avait, avec tous ceux qui désiraient s'initier à la connaissance du Judaïsme, des conversations patientes et des discussions approfondies où il élucidait leurs doutes, expliquant, comme Philon, par des symboles, ce qui pouvait leur paraître étrange dans le texte des livres saints *. A ceux dont le patriotisme excessif allait jusqu'à soupçonner les gentils d'hypocrisie, cachant des desseins ténébreux, lorsqu'ils manifestaient quelque sympathie envers les Juifs, il répondait : « Que la bienveillance chez les » païens équivalait au sacrifice de péché chez les Hé- » breux. De même que le sacrifice de pécbé purifiait n Israël de ses fautes, de même la bienveillance purifiait nlesnationsétrangères'. » Il traitait ses esclaves païens et tous ses serviteurs avec une douceur remarquable, leur donnant libéralement à manger tout ce qu'on lui servait à lui-même, a Ne sont-ils pas des hommes » comme nous? disait-il, et n'avons-nous pas tous été » formés par Dieu de la même manière * ? » Son enseignement, tel que le traité Abotb nous en
t. M18CHHAB, Beîta^ cb. m, § 2.