Aboth, cb. m
6. Les textes le nomment, Tbomme de Gam-Zou, Isch Gam-Zou, (TàLHtD, Taanit 21,) jouant snr le nom de sa ville natale et sur un mot qu'il ne cessait de dire. Dans tout ce qui lui arrivait, en effet, de favorable et de contraire, il avait Tbabitude de dire : « Gam-Zou, » léiobah, — ceci est aussi pour le bien. » C'était une sorte de Candide juif professant que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
i80 LES PHARISIENS.
curseur de ce dernier, dont l'œuvre considérable mérite d'être étudiée à part, ainsi que celle de Yéhoschoua. *
Nachum, dont la ville natale, Guimzou, était située près de Lydda où il enseignait d*abord, est l'auteur d'une nouvelle méthode exégétique pour l'interprétation de l'Écriture sainte. Elle consiste à déduire la loi orale de la loi écrite en attribuant une importance et une signification particulières à certaines expressions qui reviennent souvent dans le texte sacré, adverbes, prépositions, répétitions de mots, etc., qui, jusque-là, n'étaient regardées que comme des redondances de style. Nachum prétendait que le législateur s'en était servi à dessein pour indiquer, sons le sens littéral, un sens caché, relatif soit au développement, soit à la restriction du ^principe textuel. Ce système que l'on nomma, en considération de ses doubles conséquences, « la règle du plus et du moins ^ » ouvrait un nouveau champ à la liberté d'examen. Il fut généralement adopté, malgré l'opposition très-vive d'un autre docteur distingué, Néchuniah benHakanah ; mais ce n'était qu'un germe; Akiba s'en empara pour le féconder et lui faire porter tous ses fruits.
1. Ribboui ou miouth, (Talmud, Schebbouoth^ 26. a. — EagguUjah, i2. a. — BereschUh Rabba, ch. i.) ,