‹ Les PharisiensChapitre 97 sur 258 · VOT\ D^Di^l nS (Talmud, BfAfk MeUia, 59, a · texte numérisé non relu

VOT\ D^Di^l nS (Talmud, BfAfk MeUia, 59, a

Le résultat de cette longue discussion l'atteste éloqueniment.

Malgré la voix miraculeuse, la majorité du Synhédrin trancha la difficulté par un compromis où les deux partis trouvèrent une satisfaction égale. On décida que les opinions de l'école d'Hillel formeraient désormais la règle officielle, ce en quoi on eut mille fois raison, la doctrine du savant docteur de Babylone étant généralement fort supérieure à celle de son fanatique collègue, mais on laissa cependant pleine liberté à ceux qui le voudraient de suivre individuellement les opinions de Schammal ^ Cela ne résolvait rien sans doute, puisque les dissidents n'étaient pas tenus par le vote de la majorité, mais du moins les décisions d'Hillel devenaient le principe régulateur et c'était quelque chose dans la confusion doctrinale où Ton se trouvait auparavant.

Ce qu'il y a surtout d'important dans cette résolution, si bizarre qu'elle puisse paraitre,c'est qu'elle fut» en définitive, une nouvelle victoire de la liberté d'examen. Elle donnait, en effet, à chacim le droit de choisir entre les opinions contraires, de croire et de pratiquer suivant l'inspiration de sa raison et de sa conscience. On ne citerait pas, dans 1 histoire des religions, un autre exemple d'une telle tolérance en matière de foi.

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(TosiFTA, Bdouyoihf ch. ii.)

Ce grand débat ainsi réglé par un modus vivendi ultra-libéral entre les deux écoles, Gamaliel parait avoir mis tons ses soins à empêcher désormais toute lutte de parti et à réprimer énergiquement toute ten- \ tative d'agitation intérieure. L'idée était juste sans »ute, car on était entouré de trop de périls pour qu'il être permis de les accroître encore par des dissenintestines ; mais le patriarche poussa, dans ce bij^^xercice de l'autorité au delà des limites nécessair€^Bba loi mettait, en ses mains, comme armes tempdMles, Texcommunication et le bannissement Nidouî) *. Il en usa avec lapins extrême rite vis-à-vis des hommes les plus considéraïadémie de Yabné, et souvent il appliqua [té sévère à des faits de la plus minime imle raillerie innocente, une critique passa- I quelque décision synhédriale suffisaient ler sa colère *. Il bannit son propre beaubenHorkanos,pour un prétendu manquelines pratiques rituéliques '. Il menaça de Akiba lui-même \ Aucune considération, *sonnalité ne l'arrêtaient. Convaincu que

{Sehanu gueur, blés de cette péni portance.

gère conti pour provi frère, Éliéî ment à cej ce chàtii

1. Le banni était en quelque sorte séparé de la société; il ne lierait porter que des habits de deuil et, s^il mourait, pendant sa peine on ne poavait placer qu'une pierre sur son sépulcre (Talmud, Moed Kalon, )5, b. — Miscunar, Edoayoih, v, 6).

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