XVI INTRODUCTION
tour avec attention et sans parti pris, bien que le premier se soit étrangement trompé ^ sur le vrai caractère du Pharisaïsme par rapport aux autres sectes juives. Renan, dans sa retentissante^/s^o(re rfes origines du Christianisme^ souvent entraîné à s'occuper des Pharisiens, définit fort exactement leur rôle en reconnaissant en euxleparti de la bourgeoisie libérale et éclairée ^ qui n'a cessé de lutter contre l'aristocratie politique et la théocratie sacerdotale. Michel Nicolas, dans son savant ouvrage des Doctrines religieuses des Juifs pendant les deux siècles ■ antérieurs à Vère chrétienne % envisage, enfin, d'un coup d'œil sagace, l'action puissante que le Pharisaïsme a exercée. « Les docteurs d'Israël, dit-il, furent les véri- » tables conducteurs de la nation. »
Mais, si tous ces éminents écrivains sont arrivés à • reconnaître que le mouvement pharisien avait eu une importance qu'on ne paraissait pas soupçonner auparavant, mil d'entre eux ne s'en est occupé d'une manière spéciale de manière à le suivre dans ses principes et dans ses progrès. Après les grandes fouilles entreprises par tant d'hommes de science et de foi
1. Ewald fait des Pharisiens un clergé aristocratique et des Sadducéens, leurs adversaires, le parti de la liberté. Or, comme on le verra, c'est tout le contraire qui est vrai.