‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 137 sur 500 · JosÈpiiE, ibid · texte numérisé non relu

JosÈpiiE, ibid

Ces conseils répondaient trop bien aux idées de Salomé pour qu'elle ne promît pas de les suivre. Alexandre rendit bientôt le dernier soupir. Il était âgé de 49 ans et en avait régné 27. (An 79 av. J.-G.)

La population accueillit la nouvelle de sa mort avec des transports de joie, et la date (7 kisslew) en fut inscrite au calendrier comme un jour de fête publique \

La tradition pharisienné n'attribue pas à Alexandre Yanaï le mérite d'un aussi grand repentir. Elle donne une version différente des dernières paroles qu'il aurait adressées à la reine Salomé. « Ne crains pas, » lui aurait-il dit, les vrais Pharisiens; ne crains pas » lion plus les Sadducéens sincères ; mais sois en » garde fcontre les hypocrites des deux partis, (les » faux -teint, Sébpuïm) qui, commettant des crimes » comme Zimri, demandent des récompenses comme » Pinhas, le zélateur de la loi ^ »

Sous cette forme originale le conseil n'était pas moins bon. Il répond mieux à l'esprit du roi juif qui, tout en exhortant sa femme à apaiser par des faveurs le parti pharisien, ne dut cependant pas l'engager à rompre violemment avec ses anciens alliés du Sadducéisme. Le vœu du prince mourant ne se réalisa pas ; les Pharisiens rentrèrent bien au pouvoir, mais les Sadducéens en furent exclus. Les haines étaient trop vives pour pouvoir se calmer tout d'un coup.

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