‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 150 sur 500 · JosÈpnE, Guerre des Juifs, liv. I, ch. iv · texte numérisé non relu

JosÈpnE, Guerre des Juifs, liv. I, ch. iv

que parti une sphère d'action spéciale où chacun, en son genre, pouvait trouver l'ëmpldl de ses aptitudes, la [satisfaction de ses intérêts et l'occasion de rendre des services signalés.

Les Sadducéens, très-faibles dans les discussions de doctrine et de législation, abandonnèrent définitivement aux Pharisiens l'autorité synhédriale et religieuse et se contentèrent des fonctions purement politiques, guerre et diplomatie. Ils revinrent ainsi complètement au sage système d'ïïyrcan I" .

Du reste, dans leurs maisons, leur s femmes, comme on Ta vu, étaient généralement des adeptes du Pharisaïsme ^ . Pour avoir la paix dans leur vie privée et dans leur vie publique, ils se résignèrent à un partage de pouvoir par lequel, en laissant aux Pharisiens la popularité qu'ils n'espéraient plus, ils gardaient Tautorité dont ils étaient très-jaloux.

Les choses ainsi arrangées pacifiquement^ l'opposition entre les deux partis perdit son caractère dé passion et de violence. Simon ben Schétach conserva, sous le nouveau roi, la présidence du Synhédrin, car on le voit alors, usant des privilèges que conférait ce titre, censurer vivement et menacer d'une peine sévère un Essénien fameux nommé Onias à qui l'opinion publique attribuait le don de miracles ^.

i. TxLviUD^Tosifia Nidah,^.

2. Cet Onias, smnommé^Ha-Méagal (Frankel, Monasichrifft, II, 38.) fut lapidé, lors de la nouvelle guerre qui eut bientôt lieu entre

Mais la situation allait être dominée par des événements d'une nature si grave, que les luttes d'opinions et de partis en devaient être forcément reléguées au second plan. Les premières provocations du duel entre Rome et Jérusalem étaient sur le point de se produire. Devant l'ennemi formidable qui allait fondre sur la Judée, l'intérêt du salut public devait faire taire toutes les dissensions intestines. Ce n'était pas trop désormais de l'union de tous les hommes de bien et de tous les esprits modérés, pour faire face aux périls extérieurs et contenir, au dedans, l'effervescence nationale que la domination romaine porta bientôt au plus haut degré d'exaltation.

Suivons, dans ce dernier acte du drame Juif, le rôle du Pharisaïsme.

Aristobule et Hyrcan, pour avoir refusé de faire des imprécations contre Aristobule, comme la feule le lui demandait. (Josèphe, Aniig., liv. XIV, ch-, m. — Conf. Méguillaih Taaniih, 19, a.) — Ses paroles, en cette occasion sont remarquables : « Seigneur, dit-il, maître de » l'univers comme ces gens qui se combattent sont également ton » peuple et tes prêtres, je te supplie de n'exaucer les prières ni des » uns ni des autres !»

Page 1