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lui-même, dans cette union, un moyen de légitimer un jour ses prétentions au trône.
Le peuple, en revanclie, se montrait de plus en pluâ hostile à ces combinaisons dynastiques. Il ne cessait de protester auprès des généraux romains contre l'ambition d'Hérode et de sa famille. Une députation s'était rendue, en son nom, auprès d'Antoine, en Bythinie, pour accuser formellement les deux fils d'Antipater ; elle fut éconduite sans que le dictateur daignât même l'entendre. Une seconde, composée de cent personnes notables, vint ensuite à Daphné, faubourg d'Antioche, où Antoine oubliait les affaires publiques dans l'amour de Cléopâtre, reine d'Egypte. Ces nouveaux accusateurs d'Hérode et de Phazaël ne furent pas plus heureux que les premiers. Hyrcan, qui assistait à l'audience, prit lui-même, avec la faiblesse qui l'avait toujours signalé, la défense de ses ennemis, déclarant à Antoine que le parti d'Hérode était seul capable de bien gouverner. Une troisième ambassade, qui ne réunit pas moins de mille délégués, fit un dernier effort à Tyr; mais elle ne parvint pas à ébranler la sympathie d'Antoine pour Hérode, et plusieurs des émissaires du peuple juif payèrent de leur vie l'audace d'avoir attaqué un aussi puissant personnage \
Antigone vaincu n'avait cependait pas renoncé à ses