Deutéhonome, ch. xvii
poison aubreuvage que but Antipater ^ ; mais on peut, sans invraisemblance, soupçonner Hyrcan de complicité dans un crime qui le débarrassait d'un rival ; is fecit cuiprodest.
L'événement ne lui profita guère. Hérode, furieux de la mort de son père, fit tuer Malichos, sous les murs de Tyr, par une troupe de soldats stipendiés. Hyrcan retomba, plus que jamais, sous le joug des fils d' Antipater. Phazaël et Hérode furent nommés par Antoine^ en récompense du concours qu'ils lui avaient donné dans la guerre contre Cassius, tétrarches, le premier, de la Judée, le second, de la Galilée et de la Cœlésyrie, avec l'administration générale de
l'État juif.
Pendant ce temps, le dernier fils d'Aristobule, Antigène, ayant gagné à sa cause Fabius, gouverneur de Damas, et Marion qiii tyrannisait la Syrie, leva une armée pour reconquérir le trône paternel. Hérode le vainquit sur la frontière même de Judée, et revint triomphant à Jérusalem.
Hyrcan voyait bien qu'il ne pouvait lutter contre cette puissance ascendante. Il chercha alors à se rendre Hérode favorable enlefiançant à sa petite-fîUeMarianne, qui, par son père Alexandre, fils d'Aristobule, et par sa mère Alexandra, fille d'Hyrcan, réunissait sur sa tête la descendance des deux frères. Hérode vit