JosÈPHE, ibid., liv. XVIÏ, ch. xi
contre lui. Les Juifs organisèrent^ de leur côté, une ambassade composée de cinquante délégués avec mission de demander à Auguste Tabolition définitive de la royauté.
Ge grand débat, où les ambitions mêmes des frères d'Archelaûs servaient d'auxiliaires inconscients aux aspirations démocratiques du peuple juif, eut lieu dans le temple d'Apollon. Toute la population juive de Rome s'y pressa autour des délégués de Jérusalem et leur prêta l'appui de son influence. Les griefs dont ceux-ci se firent l'organe, tant à l'égard du roi défunt qu'àl'égardde son successeur, étaient sérieux, et la fa- , çon énergique dont ils furent formulés ' dut faire im-" pression sur l'esprit de l'empereur. Sa sentence en est . la preuve. En fait, il donna raison aux députés de Judée. Au lieu d'attribuer la royauté à Archélaûs, il décida que les États d'Hérode formeraient une tétrarchie, dont la partie la plus importante, comprenant la Judée, ridumée et Samarie, fut donnée à Archélaûs, avec promesse de le nommer roi quand il se serait rendu digne de la couronne; l'autre partie fut divisée entre Philippe qui eut la Bathanée, la Trachonite et l'Auranite, et Hérode-Antipàs qui eut la Galilée - ; mais Gaza, Gadara et Hyppon furent séparées dij, territoire d'Archélaiis et réunies à la Syrie.
Cette république hybride ne pouvait cependant satis^