‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 190 sur 500 · Ibid., ch. xiif. ' "^mA · texte numérisé non relu

Ibid., ch. xiif. ' "^mA

Hm LES PHARISIENS,

faire personne. C'était moins un régime démocratique qu'une triple dictature avec une monarchie en perspective, ^rchélaûs prit avec amertume le gouvernement de sa tétrarchie. Aussi irrité contre le peuple qui l'avait accusé que contre les chefs religieux qui ne l'avaient pas défendu, il destitua et remplaça arbitrairement les grands prêtres '. Quant à son attitude vis-à-vis du peuple, Josèphe le représente comme un tyran dont 1b despotisme devint si insupportable que les principaux des Juifs et des Samaritains portèrent de nouveau auprès d'Auguste les plaintes unanimes de la nation. Ils obtinrent de l'empereur la déchéance, du tétrargue. Ses biens furent confisqués et il fut exilé à Yienne dans les Gaules, (an 7, ère vulg.)

Pendant qu'Archélaùs plaidait sa cause à Rome, la Judée avait été agitée par de grands troubles. La révolte était dans tous les esprits. La haine de la domination romaine était plus vive encore que n'avait été, au temps ^es Macchabées, la haine de la domination grecque. L'avarice et les exactions des procurateurs donnaient d'ailleurs trop raison à l'exaspération crois-

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