‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 198 sur 500 · JosÈPHE,4îi? ., liv. XX, ch. VIII · texte numérisé non relu

JosÈPHE,4îi? ., liv. XX, ch. VIII

naient une existence fastueuse, qui contrastait étrangèment avec la misère générale de èes jours de guerre et d'anarchie. Répugnant aux fonctions de boucliers sacrés auxquelles les obligeait leur ministère, ils portaient des gants de soie pour ne pas altérer, au contact des victimes, la délicatesse de leurs mains ari stocratiques'. Leur table n'avait rien à envier en abondance et en recherche aux traditions gastronomiques des sybarites de Rome, et ce que la chronique rapporte de la multitude de choses nécessaires à la cuisine d'un grand prêtre, semble vraiment fabuleux ^

L'attitude des hauts fonctionnaires du culte à l'égard de leurs inférieurs n'était pas moins blâmable. Ils ne donnaient aux prêtres ni aux lévites aucune part des dîmes que leurs agents exigeaient si brutalement dés contribuables, et le bas sacerdoce était, par suite^ réduit à la plus extrême indigence. Josèphé dit que les prêtres inférieurs mouraient littéralement de faim par suite des abus d'autorité dont ils étaient victimes ^. Aussi partageaient-ils le ressentiment des masses contre ces pontifes hautains et opulents qui, devant à ramitié et à la protection des Romains leurs dignitésJucralives, pressuraient et opprimaient impitoyablement tous ceux qui étaient au-dessous d'eux.

A. Midrasch Echfit 1. 16. — Renan, V Antéchrist, p. 50.

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