‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 215 sur 500 · Livre III, v. 652 et suiv · texte numérisé non relu

Livre III, v. 652 et suiv

2. Nous ne pouvons que résumer toutes ces prophéties qu'il faut lire en entier dans le livre original. (Voir passim tout le livre III, à l'exception des quatre-vingt seize premiers vers et de cent quatre vingt-quinze autres, de 295 à 490, qui sont manifestement une interpolation chrétienne. )

les Gentils vers le Judaïsme en leur persuadant que les prophètes païens n'avaient pas été moins explicites que les prophètes juifs pour condamner ridolâtrie et prédire la victoire universelle du monothéisme.

Alexandrie était donc un vaste atelier d'écrits apocryphes et de pseudo-prophéties destinés à servir d'instrument à la passion de prosélytisme dont les Juifs étaient alors animés. L'invariable conclusion de ces falsifications intéressées est, en effet, qu'il n'y a dV venir et de salut que dans la loi et la foi d'Israël. « Ce » sont les Ghaldéens et les Juifs, » dit Apollon dans un fragment conservé par Eusèbe % « qui seuls ont eu » la sagesse en partage et ont rendu un culte agréable » au Dieu suprême et éternel. » ~ « Entre dans le » vrai sentier, dit le faux Orphée à Musœus. Or, le » vrai sentier quel est-il ? — Il conduit vers le créateur » de l'univers, seul immortel. — Mais où trouver ce » souverain maître de toutes choses ? — Chez les des- » cendants de celui à qui seul il a daigné se révéler, » parmi le peuple dont le législateur a été l'homme » miraculeusement sauvé des eaux ^. »

Et la Sibylle, non moins formelle, ajoute : « Hel- » lade, pourquoi te fier à des généraux et à des chefs » mortels ? Adore plutôt le Dieu de toutes choses. Le » destin a décidé que, sous le septième roi de l'É- '> gypte, toutes les nations courberont les genoux

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