‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 224 sur 500 · De som/niis^£M · texte numérisé non relu

De som/niis^£M

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hypothèse philosophique, va devenir toute une religioninouvelle; En écrivant les lignes qui précèdent, ne semble-t-il pas que nous écrivons la formule mêine du g^d dogme chrétien, tel qu'il ost sorti bientôt des ' doctrines finales de Tapôtre des gentils et de révangélistë de Pathmos? De Philon à ce dernier, il n'y a qu''un pas à faire pour arriver au mystère de rincarnation. L'église primitive ne s'y est pas trompéeV lorsque/pour appuyer ses dogmes mystérieux, elle a fait de si fréquents emprunts aux doctrines du philosophe d'Alexandrie '.

Il ne faut pas cependant confondre ces deux croyiances. La notion du Logos chez Philon s'arrête à la limite rigoureuse du monothéisme, tandis que le Verbe chrétien va jusqu'aux confins du polythéisme. ^,ï*hilon a bien soin de déclarer que « le Logos, supé- » rieur à toute chose, ne se manifeste pas sous une )) forme sensible et qu'il n'est semblable à rien de sen- » sible^»-. C'est ce qui distingue essentiellement sa philosophie du Christianisme. Le Yerbe chrétien est devenu, chair : y erbum car factum est. Wdi q\q ^oumis ou il s'est soumis volontairement à la loi commune de l'humanité. CV'est lé messie annoncé par les prophètes. Il n'est pas seulement, comme pour Phi-

1. Voir- Essai swr Vécole juive d'Alexandrie, par l'abbé Biet, 3» partie ch. m. ï:f

2. Aoyoc 6etoç el? ôpaT'^v oôx -ïiTiBsv îSéav, àire |j.7\8svt twv ■)ca'w':ar<JTT\<Tiv i^<fsp-f[<; iùv. De Profugis, 19.

"Ion, la première parmi les puissances divines ; il est Dieu lui-même et, fils de Dieu, il égale son père *.

Lorsque le dogme de l'incarnation et de^jla divinité du Yerbe se formula dans réglise chrétieniie, les apôtres du monothéisme, qui n'avaient rien vu d'inconciliable entre l'unité de Dieu et la. Mémrâ des Métourguémanim ou le Zo^os de Técole d'Alexandrie ^ protestèrent énergiquement contre la théorie des apôtres du Yerbe incarné, qui était absolument incompa-^ ' tible avec le spiritualisme absolu de la croyance unitaire.

Mais arrêtons-nous dans cette digression qui nous entraînerait trop loin. Ce qui précède suffit pour faire connaître la nature et les tendances du mouvement alexandrin et préciser rihfluence qu'il exerça sur les progrès du prosélytisme juif et sur le développement des idées encore confuses d'où est sorti le Christianisme. ,

Ainsi le monde païen était attaqué par le Pharisaïsme, qui faisait des prosélytes dans tous les rangs de la société, et par la philosophie alexandrine, qui

i. Voir passîm Jean i, 3, viii, 28. — Apocalypse, iv. —Épitres aux Hébreux, cli. n, iv, vu, ix, xii, aux Éphésiens, slux àolossiens^ aux Romains, p^ssim,

2, Aristobule admettait aussi un intermédiaire entre Dieu et le monde et l'appelait « puissance divine »', 0sta 6ùva{i.tî(Eu3ÈBE, Pr«jp. Evarig. VII, VIII, IX et XIII). Le livre de la Sapience fait aussi de la Sagesse une sorte d'hypostase divine. vil; -

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faisait des conquêtes parmi les savants ; mais contre lui se préparait, dans Vombre, un prosélytisme bien, autrement redoutable. Une troisième secte juive all|ifcs'établir qui devait chasser lés dieux de TOlympe. La prédication chrétienne commençait en Galilée et sur les bords du Jourdain. ^''

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