Exode, ch. xix. G
goureuses auxquelles le législateur hébreu avait attaché, pour la famille d'Aaron, la sainteté sacerdotale ^ De même que le grand prêtre, souillé par une cause quelconque, ne redevenait pur et ne pouvait s'approcher des choses saintes qu'après « avoir lavé sa chair dans l'eau » '^, de même ils avaient adopté l'usage du bain journalier comme moyen de purification aussi bien pour l'âme que pour le corps. Dès le matin, en se levant, ils se plongeaient dans une onde pure ^ Ils étendaient à tous les actes de la vie ces soins d'extrême propreté, et portaient toujours à leurs flancs soit un tablier, soit une ceinture de peau, soit une espèce de serviette, qu'ils nommBiQui kénaphaïm et qui leur servait à s'essuyer dans leurs ablutions réitérées .Les Sadducéens, qui se moquaient des minutieux détails de purification réclamés par les Pharisiens, et disaient plaisamment qu'ils finiraient par vouloir « nettoyer le globe du soleil », ne devaient pas tarir de railleries sur ces saints hémérobaptistes qui ne faisaient pas un pas sans leur serviette et pas un acte sans une ablution. Il est vrai que ces pieux ascètes se
i. Lévitique, ch. xxii.