Ibid., xxii
3. JosÈPHE, Autobiographie ch. i. —De là le nom populaire, que la tradition leur a conservé, de baigneurs oubaptiseurs du matin.
4. nnmaS "j^SlpS "^S inxi D'D^pS ■(''blpa. — Tamdd Jêrusal. Demaï u. 3. b. — Béchorolh 30 b. — Josèphe, Guerre des Juifs, liv. Il, ch. xu.
bornaient à observer entre eux ces pratiques sévères
et ne prétendaient pas les imposer aux autres.
Les vêtements de lin d'une entière blancheur qu'ils portaient durant leurs repas, après s'être lavés de nouveau dans de l'eau froide ^, répondaient à la même pensée. C'était un vêtement pontifical qui assimilait leurs agapes à celles des grands prêtres. Leur réfectoire était, à leurs yeux, comme un temple et leur table comme un autel ^ . Leur sobriété était admirable. Un petit pain et un mets quelconque formaient invariablement leur ordinaire. Plusieurs vivaient dans le désert, n'ayant d'autre nourriture que c§ que la terre produit d'eUe-même. C'est par un de ces derniers, nommé Banos, que Josèphe se fit initier à l'Es-
sénisme ^.
Leur souci perpétuel de ne toucher à rien d'impur devait nécessairement les isoler de la société. Ils furent ainsi amenés à vivre entre eux dans une communauté fermée aux profanes. Les frères seuls y étaient admis. Il y avait plusieurs degrés d'initiation à franchir avant d'être reçu dans le sanctuaire. Les néophytes passaient un an entier hors de l'association, occupés à en étudier les principes et les règles. Au bout de ce temps de stage, ils prenaient part au baptême de l'eau froide et se baignaient comme les
{. Josèphe, Guerre des Juifs, liv. II, ch. xii.