Matthieu, ch. xn. — Marc, ch. ii, passim
3. Matthieu, xy. 1-12, — Marc, vu. — Luc, xt, 37 et suiv. ■i. Ibid.
32 LES I^H^EÙSiENS.
que lès Pliari^ièns,qtiî àvaienty èértàinériièht,en morale abstraite, les mêmes sentiments que Jésus, pensaient cependant qu'il tiëMlàitipas négliger- absôluniérït^ pour ridéal dé là' vertti; les pratiques relïgrëiisês; "C'était donc toujôur^jbn le voit, entré eux etiùi, uné^iiès^ tion de coïïduite plutôt que dé' îifîntiipè. Âufestë^^es disciples^ d.e Jean fô Bàpii^eiïréuk-mêiiies'âJé'jûîgnaiéi^ à ceux q;ui blâmaient Jésus de Viblè'i* pûbïiquëmëiiires pratiques légàïèë, tënibiid^ le 'jour boï 11^' Tinrent- 1^^^ trouver, disant: '«' Nëttsy ainsi que-'lës' 'Phsirisièns, )) nous bbservëns les jeûiïes' prescrite; 'Pourquoi tés » disfcîplesiiëlë'font-ils'pas* ? n ' '"i' '•'''- '-^ -■ • ^ Où' lèS' critiques 'des' Phàrisîëiis dëvëiiàiéiit plus vivësj, c'était sut" le' idortég'é-bscbitùél de Jésus; ite^ quîétàiënt, au! pbtnt'dè viieniêtrië' de' l'ordre public,; de cette foule de gens de bas étage qui, se groupait, chaque jour plus nombreuse etr plus, ;ar4ent6^;an.tour, dii pi^opiiètë dé Galilée; '« Pbùr(iùoi^ïdiS£fi:ëiit-ilsà!sës disciples, « votre maître se promène-t-il et demeure- » t-il ainsi sans cesse avec des publicains et des malfai- » teurs ' ? » Évidemment, quand Jésus répondait à ces reproches : a Les gens bien portants n'ont pas » besoin de médecin, mais les malades ; je ne viens )) pas appeler les justes, mais les pécheurs, » il exprim,ait une belle et généreuse pensée ; mais^ dans ces temps de troubles populaires, on conviendra que les
i . Mathieu, ch. ix, 14 et suiv, 2. Ibid., 10 et suiv. — Luc, x, 2.
amis delà paix intérieure avaient quelque sujet de s'alarmer.
Ce qui fut plus grave dans le désaccord des Pharisiens avec Jésus, ce fut sa prétention de remettre les péchés \ « Qui peut remettre les péchés si ce n'est » Dieu seul? » disaient les docteurs, voyant avec effroi, au point de vue du monothéisme pur, un homme s'arroger une prérogative religieuse qui, dans leur croyance, ne pouvait être qu'un attribut divin.
C'est d'ailleurs sur la question de divinité, et sur celle-là seulement, lorsqu'elle se formula d'une manière décisive, que se fit la rupture profonde entre la nouvelle doctrine et le Pharisaïsme. Sur ce point, les inflexibles gardiens du dogme unitaire ne pouvaient pas transiger et, en effet, ils ne transigèrent pas ^
1. Voir le double épisode du paralytique (Matthieu, ix, 1 et suiv.) et de la prostituée (Luc, vu, 18).
2. Nous avons mis cette situation respective hors de doute dans notre livre des Déicides, liv. VI, p. 185.