INTRODUCTION. XXIX
Mais je n'espère pas de telles concessions de part ni d'autre. 'Je me borne à constater que le Monothéisme absolu a toujours ses apôtres persévérants, convaincus que l'heure doit venir oii tous les hommes en confesseront à leur tour la vérité.
L'avenir lui appartient-il en effet? Il est difficile de méconnaître que la croyance en l'Unité spirituelle de Dieu et en l'Unité fraternelle du genre humain a fait, principalement dans notre siècle, de remarquables progrès. La Providence, qui semble ne conserver les grandes races que lorsqu'elles ont encore quelque chose à faire dans le mouvement civilisateur, garde-t-elle le Judaïsme pour être le représentant de ces principes? Ce n'est pas le lieu d'aborder ce grave problème.
Que le Judaïsme soit ou non réservé pour une si haute mission, il est certain que le Pharisaïsme l'a sauvé du désastre oii a sombré, la nationalité juive, en accomplissant la réforme religieuse et morale la plus hardie qui se puisse concevoir. C'est à l'histoire . de cette révolution, à l'examen des doctrines qui en ont été le principe, et des progrès qui en ont été le.
fï