‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 25 sur 500 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

ché, autant qu'il Ta pu, les nations idolâtres de la foi unitaire ; il a surtout porté aux hommes une morale, des espérances, des vertus, des croyances sublimes qui ont préparé merveilleusement l'avènement futur du règne divin de justice et de fraternité, lequel, suivant les paroles mêmes de l'Évangile et la foi chrétienne, sera le second avénemeni du Christ. Quelque opinion que l'on ait sur les vérités dogmatiques du Christianisme, il esi impossible de ne pas voir en lui une éclatante manifestation de cette force providentielle toujours active dans le développement de l'humanité. L'œuvre à laquelle les prophètes et les docteurs juifs n'ont cessé d'appeler Israël, a certainement commencé lorsque Jésus a paru sur la terre et lorsque ses apôtres se sont répandus dans le monde pour évangéhser les gentils.

Aussi, si, écartant la divinité mystérieuse du fils de Marie, les chrétiens arrivaient à ne voir en lui que le Messie venu pour éclairer et convertir les peuples, je suis convaincu que les Juifs n'hésiteraient pas à reconnaître dans le Christianisme l'initiateur qui a ouvert la voie par laquelle les nations doivent se diriger tôt ou tard vers cette Jérusalem céleste ou réelle qui sera d'après Isaïe, « la maison de prières de » tous les peuples '. »

4, ISAIE, Ch. LXVJ, 7.

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