‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 270 sur 500 · Jean, ch. ix · texte numérisé non relu

Jean, ch. ix

o2 LES PHARISIENS,

térisent trop exactement la doctrine de Schammaï pour qu'on ne reconnaisse pas ici ses disciples. Quoi qu'il en soit, il est clair qu'il existait, dans lé sein même du Pharisaïsme, deux courants opposés dont l'un était loin d'être défavorable à Jésus.

Celui-ci connaissait bien ces sentiments. Dans toutes ses pérégrinations, c'est presque toujours chez des Pharisiens qu'il va chercher et qu'il trouve la plus large hospitalité. ANaïm,nous le voyons entrer dans la maison d'un pharisien, Simon, et y passer la nuit K C'est même là que se passe l'épisode de la prostituée à qui il remet ses péchés. Les assistants, il est vrai, s'en étonnent, mais rien n'altère cependant chez eux le respect des devoirs de l'hospitalité. Une autre fois^ on voit un Pharisien l'inviter à venir manger à sa table . Là, encore, en ne faisant pas les ablutions usitées, il excite la surprise de son hôte et des convives qui lui adressent quelques observations; mais tout se

borne à une controverse courtoise. On ne l'approuve pas, mais personne ne le regarde, pour cela, comme un impie digne de châtiment ^. Plus tard, c'est chez im chef pharisien, quidam princeps Pharisseorum, qu'il arrive, un jour de sabbath, pour y prendre sa nourriture, manducare panem. Il y guérit le paralytique et une discussion dogmatique s'élève entré lui et les

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