ÏALMUD, Soia, 41, a
rappellent la magnanimité d'Auguste. Un Pharisien, nommé Simon, sans doute un disciple de Schammaï * , cherchait à exciter les esprits contre lui, le déclarant indigne d'entrer dans la maison du Seigneur et l'accusant d'immoralité. Hérode et Archelaûs ne se seraient pas gênés pour faire saisir et punir sévèrement ce séditieux. Agrippa, au contraire, le fit venir à Césarée, où il se trouvait quand il apprit ses prédications violentes, et, le faisant asseoir auprès de lui, il lui demanda, avec douceur, quelles fautes il avait à lui reprocher. Simon, confus de cette indulgence, ne put qu'implorer son pardon. Le roi le lui accorda sans réserve en y ajoutant même de riches présents et en disant : « que les souverains doivent toujours préférer » la clémence à la rigueur ^, »
Tout en se conciliant ainsi les sympathies populaires. Agrippa témoigna beaucoup de déférence pour le pouvoir pontifical, qui semble avoir conservé alors ses hautes attributions ^ ; mais il eut soin de n'élever au sacerdoce que des grands prêtres dignes de ce ministère sacré. D'autre part, il donna satisfaction au