JosÉPHE, ÀiUiq., liv. XX, cil. m
Un soldat romain, de garde à la porte du temple pendant la solennité des fêtes de Pâques, provoqua une explosion de cris, d'indignation et dé colère, par un acte cynique accompli à la vue du peuple, comme im témoignage de mépris pour les cérémonies juives. Cumanus crut à une sédition et fit aussitôt occuper la forteresse Antonia par des troupes nombreuses. Il y eut alors une panique indicible dans la foule que ce jour solennel attirait de toute part à Jérusalem. Elle se pressa en désordre, à toutes les issues de l'édifice sacré, s'imaginant que les soldats romains allaient tout mettre à feu et à sang. Dix mille personnes, vingt, mille même, d'après une seconde version de Josèphe ', périrent étouffées dans la bagarre.
Un autre soldat, ayant trouvé dans un village des environs un rouleau du Pentateuque, le lacéra en public, en proférant toute sorte d'injures contre les Juifs et contre leurs lois^.
Les haines grondaient ainsi dans les basses classes en attendant de monter bientôt dans les hautes régions. ^
Une discussion et quelques conflits entre les Juifs de Galilée et les Samaritains, à l'occasion de quoi Cumanus fut accusé d'avoir été gagné par ces derniers à prix d'argent, furent le signal d'une nouvlle insurrection locale.
i. JOSÈPHE, cil. JV.