Ibid., ibid
La Galilée était la terre classique des mouvements républicains *. C'était là, on s'en souvient, qu'Ézékias avait bravé Hérode à l'époque d'Hyrcan II ; c'est là qu'un certain Éléazar, fils de Dinaï, que Josèphe appelle, selon son habitude, un voleur de profession, vint se mettre à la tête des Juifs soulevés par suite du conflit avec Samarie. Cet Éléazar ben Dinaï avait réuni, depuis longtemps déjà, des hommes déterminés avec lesquels, réfugié dans la montagne, il en sortait pour ravager et brûleries villages des Samaritains. La révolte dont il fut le chef en Galilée, fut plus grave que Josèphe lui-même ne le prétend. Beaueoup de Juifs irrités de la partialité de Cumanus se joigni- . rent aux insurgés, disant « que le moment était venu » de recouvrer la liberté et que la servitude est assez » funeste par elle-même sans que les injustices et les » outrages la rendent encore insupportable ^. » L'agitation était entretenue d'ailleurs par un nommé Dortos qui avait une grande situation et par quatre autres de ses amis. ,
Évidemment ces faits méritent un nom plus honorable que celui de brigandage dont les historiens romains et les flatteurs des Césars flétrissent le mouvement national de la Judée. Josèphe est bien forcé de convenir que la rébellion prit des proportions mena-
1. Les Zélateurs s'appelaient aussi Galiléens, se rattachant an souvenir de Judas le Gaulonite.