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Ibid

LES PHABISIENS. 139

A. cette même époque, la communauté judaeo-chrétienne de Jérusalem et la famille de Jésus paraissent avoir aussi émigré, non sans courir de grands périls ^ Toutes ces calamités étaient pour les disciples du Christ l'accomplissement des temps prédits et le présage du second avènement que leur maître leur avait annoncé comme devant avoir lieu pendant leur génération *. Une espérance générale faisait tressaillir toutes les Églises. On se disaittout bas avec une impatience fiévreuse : « Maran atha! Maran atha! » « Notre Seigneur va arriver ^ !» Les épouvantables choses dont on était témoin, semblaient à tous « le » commencement des grandes douleurs messiani- » ques mitia dolorum » *; mais ce n'est pas dans Jérusalem condamnée à la destruction, qu'on pouvait attendre l'heure prédestinée. Les Ébionim, étant parvenus à tromper la vigilance des Zélateurs ou, peut-être, regardés comme gens de trop peu d'importance pour qu'on voulût , les retenir, s'enfuirent à Pella, ville de laDécapole, admirablement située sur la rive gauche du Jourdain, où ils trouvèrent un asile sur à l'abri des tourmentes de la politique ^ Avec les Pharisiens et les Chrétiens, l'idée reli-

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