‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 314 sur 500 · Talmod, SuKkah, 55. b · texte numérisé non relu

Talmod, SuKkah, 55. b

donne un exemple, correspond bien à ces qualités morales. « Yoyons, dit- il un jour à ses disciples fa- » voris, quelle est la vertu à laquelle l'homme doit » donner la préférence ? — Éliézer dit : l'affabilité. — » José dit : la bonne renommée. — Simon dit : la pré- )) voyance. — Éléazar dit : le bon cœur. — Ah 1 reprit » le maître, la réponse d'Éléazar est la meilleure car » le bon cœur comprend toutes les autres vertus ^ » Yochanan était déjà avancé en âge, quand il transporta à Yabné le siège du Pharisaïsme. On connaît peu de détails sur sa vie privée ; on sait seulement qu'à l'exemple de tous les docteurs de son temps, il exerça longtemps un état manuel afin de pourvoir aux besoins de son existence ^.

Tel est l'homme qui fut le fondateur de l'Académie de Yabné et dont la vigoureuse initiative préserva le Judaïsme dans le désastre de la Judée.

Cette importante institution était déjà établie lorsque Titus détruisit le temple et la ville sainte. Quand la nouvelle de la catastrophe arriva à Yabné, les disciples se désespéraient, déchirant leurs vêtements et éclatant en sanglots. Yochanan ben Zakkaï, sans doute aussi ému qu'eux en songeant à cet effroyable malheur, releva cependant leur courage par ces mots qui sont, en quelque sorte, le résumé et le programme du Pharisaïsme : « L'autel a péri, mais la charité équi-

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