Talmud, Sxikkah, 128 — Baba Bathra
» vaut aux sacrifices, car il est dit: « Je prends plaisir » aux bonnes actions et non aux holocaustes *. »
Fortifiés par l'exemple et les paroles de Yochanan ben Zakkaï, tous se mirent vaillamment à l'œuvre pour accomplir la difficile mission que leur imposaient les circonstances.
Deux grands moyens furent adoptés dans ce but. Le premier fut la reconstitution immédiate du Synhédrin ; le second, moins instantanément réalisable, eut pour but de recueillir avec soin, pour les réunir ensuite en corps de doctrines, tous les éléments de la loi orale, c'est-à-dire tout l'enseignement pharisien pendant la durée du second temple. Le Synhédrin devait être l'organe essentiel de la vie juive ; la Loi, fixée par l'interprétation des docteurs, devait en être l'âme immortelle.
Le seul fait de transporter le Synhédrin de Jérusalem dans une a,utre ville, constituait alors un acte ré-; voliitionnaire. A Tégal de l'autel et du sanctuaire, le Synhédrin avait toujours été considéré comme indissolublement lié à l'existence du temple. C'est dans l'édifice sacré que l'assemblée tenait ses séances ; ses