‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 342 sur 500 · ÏAijiiVD,Taanifh,l, a · texte numérisé non relu

ÏAijiiVD,Taanifh,l, a

LES PHARJS:IENS, 213

ménie du mois de Tischri, premier mois de rannée religieuse- d'où dépendait la date de toutes les fêtes ultérieures, surtout du grand jour d'expiation qui est célébré dix jours après. — Yéhoschoua prétendit qu'il y avait une erreur grave dans la décision du patriarche ; mais celui-ci, maintenant son autorité absolue, donna ordre à Yéhoschoua de comparaître devant lui le jour même que le docteur opposant soutenait être la date exacte du Grand Pardon^ en costume journalier, avec une bourse à la main, un bâton et un sac de voyage, comme s'il devait partir pour un pays éloigné. C'était un moyen dictatorial de prouver que ce jour-là était au contraire un jour ouvrable. Yéhoschoua, irrité et humihé à la, fois de l'espèce d'amende honorable qui lui étaitimposée^ voulait résister. Ses collègues, plus prudents et désireux d'éviter une crise; le déterminèrent à céder. « Si nous voulions, liii » dit le vieux Dossa ben Harehinas, critiquer toutes » les mesures prises par le Synhédrin et le Nassij » nous aurions trop à fjaire^. » Yéhoschoua se soumit et obéit à l'ordre de Gamaliel, qui le reçut en adoucissant, s'il était possible, la sévérité de sa bizarre sentence; par ces paroles affectueuses : « Sois le bien- » venu, mon maître et mon disciple, mon maître en » science, mon disciple en soumission. Heureux notre » siècle où les grands se soumettent ainsi aux petits ^ »

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