Ibid
L Uncident f ut clos , mais le feu couvait sous la cendre .
Peu de temps après, Yélioschouay ayant discuté une question soulevée par R. Tsadok, dans un sens contraire à Gamaliel, celui-ci lui retira brusquement la parole, en le menaçant même de le traduire devant la cour de justice comme troublant l'assemblée: Cet acte arbitraire souleva d'unanimes protestations. La séance fut interrompue. On se sépara plus aigri que jamais ^ . Enfin, un jour, Yélioschoua ayant vivement combattu le patriarche au sujet de la prière du soir que celui-ci voulait imposer sans réserve tandis que le libéral docteur ■ n'en faisait dépendre l'observation - que de la volonté et de la piété des fidèles ^, Gamaliel, fatigué de cette opposition persistante, déclara à son contradicteur qu'il aurait à répondre de son attitude et de ses paroles devant la justice criminelle. . ,
Ce fut le signal de l'insurrection. L'enceinte fut envahie parla foule des disciples. Ceux qui étaient régulièrement admis introduisirent de force ceux qui avaient été exclus et qui accouraient en grand nombre à la porte de l'Académie. Les plus violentes exclamations furent proférées contre le patriarche. Entraîné par ce mouvementpopùlaire, la majorité du Synhédriii se constit.ua aussitôt en cour de justice et Gamaliel fut solennellement déposé ^ Cet . événement arriva vers