Gr^tz, Geshichie der Jiiden, t. IV, p
bomme qui avait eu un rang supérieur en Israël. L'ancien patriarche avait accepté humblement le voie de la majorité. Après sa destitutlDn, on lé vit assister, conune un simple membre de l'Assemblée, à la prenûère séance du Synhédrin, descendant àiiisi de sa haute dignité avec une noble résignation qui loucha vivement ses collègues. Éléazar, interprète du sentiment général, le fit asseoir près de lui, le réconcilia avec Yehoschoua et provoqua une résolution par laquelle Gamaliel fut adjoint au jeune Nassi, avec le litre de vice-président. L*ancien patriarche eut donc alors un litre analogue à celui qui lui avait été conféré sous le patriarchat de Yochanan ben Zakkàï. Peut-être a^t-on ainsi pour respecter également le droit héréditaire delà famille d'Hillel. Quoi qu'il en soit, Gamaliel fut relevé en partie de sa déchéance par cette décision bienveillante et continua à occuper une fonction officielle dans l'organisation juive K
1. Il est fort possible qu'Éléazar ben Azariah n'ait même pas été nommé formellement patriarche, mais simplement chef de TÀcadémie de Yabné. Le traité Aboth ne lui donne pas, comme aux antres patriarches le litre officiel de Rabban. D'autre part, Simon III, fils de Gamaliel, est indiqué comme le successeur de ce dernier. Il y a, à celle époque, beaucoup de doute sur la transmission du pouvoir patriarchal. — (Voir Grjetz, t. VI, note 22.)
LES PHARISIENS. • 22i
Le mouyement n'en porta pas moins ses fruits. Des deux systèmes en présence ce furent lès idées de Yéhpschoua qui prédominèrent désormais. Lés mesures prises sous le patriarchàt de Gamàliel furent révisées. On abolit notamment celles jpar lesquelles il avait restreint la publicité des séances en n'y admettant que les disciples munis de sori autorisation spéciale ^ Mais le fait capital de ràdrhinistràtion nouvelle fut l'annulation du compromis bizarre par lequel on avait terminé la lutte des écoles d'Hillel et de Schammaï.
Yéhoschoua, qui avait si énergiquenient protesté alors contre le fait surnaturel par lequel oix essaya d'imposer silence aiix doctrines schammaïstes, n'eût pas plus tôt conquis une influence prépondérante qu'il s'empressa de revendiquer les droits souverains de la majorité. II démo ritra qu'il était absurde de conférer, arbitrairement et sans exception, l'autorité doctrinale aux opinion ^d'Hillel ou à celles de Schammaï,. On devait, au contraire , rechercher et deéidér , daiis chaque cas, lequel des deux avait riaison ou tort. Dans ce but, le meilleur système consistait à remonter à la