RÉVISION DU CANON BIBLIQ'ÙÉ ET RUPTURE . AVEC LE CHRISTIANISME
C'est aux Tanaïtes de Yabné qu'est due l'introduction définitive de YEcclésiaste et du Cantique des Can- Zzç'î/e^ dans le recueil des livres sacrés.
Depuis longtemps on discutait si ces deux œuvres, si remarquables au point de vue philosophique et littéraire, pouvaient prendre place à côté des psaumes et des écrits prophétiques. L'École de Schammaï y sijgnalait, avec beaucoup de raison, dans le premier, un esprit profane et des idées épicuriennes, dans le second, des descriptions erotiques qui n'avaient rien de commun avec les sévères inspirations de l'esprit saint. Évidemment elle jugeait, en cela, plus sainement que ses contradicteurs.
L'Ecclésiaste ressemble fort, en effet, à la morale sceptique et matérialiste des poètes païens, lorsqu'il dit: « que tout est vanité; ^ » — « que rien ne sert