ECCLÉSIASTE, cil. I
» d'être sage puisque le sage et, le fou oiit un même » destin ^ ; )) — « que le meilleur bien pour Fhômme , » c'est de manger et dé boire et dé bien jouir de son » travail^; » — «que l'hoinme n'a auëiiii avantage » sur la bête, car l'un et l'autre ont la même fin, tout » retournant à la poussière; sans que nul sacbe sirës- » prit de l'homme monte en haut et si celui de la bête ,)) descend en bas ^ ; » — « qu'il faut se livrer à la joie » parce qu'il n'y a rien de meilleur sous le soleil * ; » » — « qu'un chien vivant vaut mieux qu'un lion » mort^, » — « car, au sépulcre, il n'y a ni occupa- » tioh, ni discours, ni science, ni sagesse "^ ; '^ --- « ©t » qui est-ce qui ramènera l'homme pour côrinaiître ce » iqui est après lui ' ?
Tout cela pourrait être signé duriom d'Horace, bien mieux que de celui du fds déDàvid.'Il est vrai qu'à côté de ces préceptes d'épicùrisine, * on retrouve un grand nombre de maximes dignes des plus belles inspiràtibhs de là sagesse hébraïque ; mais l'ensemble de l'œuvre est dominé par un matérialisme peu déguisé, par un amour et un dédain à la fois des jouissances de ce monde qui contrastent avec le spiritua-