Ibid., p
d. Épttre aux Hébreux, ch. IV, li.
LES PHARISIE^St. 237
)) mais soii sang^ est runivei^se% prppitiation ,; le sceau » d'une .alliance nouvelle... Le. deyqip.supi^ême, c'est )): de porter: l'opprobre^ de Jésus, de sortir, du, monde, » car nous n'y avons, point (le cité permanente §t nous » cherchons celle qui esti à venir. »
• Ge mélange: d'Aiexandrîsme, de Gnosticisme, de Mysticisme et de Kabbale, qui caractérise la théorie de Paul dans ce qu'on peut; appeler a: sa ; seconde, rma- »; nièrej;» devait plaire aux prosélytes païens, mais il creusait un abîme; sans fond entre là. Bible et l'Évangile. Vainement, par des procédés d'exégèse analogues à .la dialectique; pharisiéiine , , l'Apôtre des Gentils appuyait41 sur des textes sacrés, habilement détonr^^^ de leur sens naturel, ses nouvelles ;Conceptipns, les conséquences; où il aboutissait étaient tropgraves pour iUe pas soulever les protestations des iiclèles du mo-
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. Cependant la lutte ne s'engagea pas tout d'abord. Lorsque parurent les manifestesde Paul et de seS'disciples, la guerre civile» et la guerre étrangère dévastaient la Judée, LeSidocteurs pharisiens étaient trop émus par les incidents du drame, sanglant Où se jouait l'existence même de, la nationalité juive, , pour suivre avec attention les progrès , ; du . Christianisme . Du reste, les disciples directs de Jésus continuaient à condamner sévèrement les doctrines paulihistëé. L'Apocalypse, rédigée en l'an 69, prononce l'a^athème
« contre cette doctrine de Balaarà qui enseigne à jeter » le scandale devant lés fils di'ïsraël, à^ manger les » viandes immolées aux idoles et à se' livrer à la for- » nication. » Elle flétrit : (i ces faux apôtre^, ces gens « de la syniagoguè dé Satan qui se disent Jiiifs ' et » qui ne' le'soiii; pas*. » ' r
H A l'époque dé" là destruction dé Jérusalem, lès chrétiens judaïsants condamnaient donc encore , en termes formels^ les chrétiens pagahisants et Ton pouvait eèpérer que la comiiiunauté ébionite né roiïiprait pas définitivement lés liens qui semblaient la rattacher au vieux tronc du Judaïsme. Aussi, dans l'exil commun qui suivit la victoire dé Titus, les Tanaïtes et les Ébionites ne se faisaient aucun scrupule de vivre et de discuter ensemble. Éliézer ben Horkanos, pendant qu'il subissait, grâce aux rigueurs de Gamaliel, la peine du bannissement, entretint de fréquentes relations avec les chrétiens de Galilée. La chronique a même conservé une discussion singulière qu'il eut, sur Jésus, avec un certain Jacob de Kaphar Samia -. Ben Dama, neveu d'Ismaëlben Elissa, ayant été mordu
■1. Apocalypse, ch. Il et'ui.
2. A cette époque les Chrétiens étaient Irès-poursuivis par les autorités romaines. Éliézer, grâce à ses rapports avec les chrétiens de Galilée, fut impliqué dans une poursuite dirigée contre eux. 11 n'échappa au danger que par la bienveillance du gouverneur qui vit bien qu'un pareil docteur ne pouvait faire partie de la secte nouvelle. (Talmud, a boda Xora, IG.^ b. — Midbasch, KoheUth, 84. d. — Jérusal, Aboia Zara n. d.)
par un serpent, n'hésita |>{is à. recpurip ^ pe imême Jacob qui passait pQur guérir les nialadies>,,en prononçant cer:taine$ formules mystérieuses ani nom de Jésus *. On raconte aussi que Hananiah.neyen, de. Yéhoschoua, avait avec les (îhrétiens de Kapharnatim.des rapports intimes dont son oncle finit par s'inqui§ter à tel point qu'il fit partir son njey eu pour Babylone ^ Mais bientôt l'illusipn ne fut plus possible. jOn a vu que^ peu après les terribles éyénements del'anlOj le Christianisme entra tqut d'un . coup dans.la voie où, le système jie Paul lui assurait Je trip^lp^ejJfutur^ ûès l'an 80, rÉyapgil^ de ; Jean éleva la, théorie, mystique du Yerbe à la hauteur d'une vérité révélée, et 1^ ï Christianisme déserta, défmitiyement la foi mono|héiste.
C'est à cette situation nouvelle et certainement imprévue pour ceux qui, depuis près d'un demi-siècle, avaient vécu à côté des Ébionites de Judée, que répondit le Synhédrin de Yàbné, lorsque, procédant à la révision du rituel, iï crut dévoir s'occuper à son tour deis doctrines chrétiennes.
Déjà, lors de la lutte contre lesSadducéens, les docteurs pharisiens avaient déclaré que « ceux qui ne » croient pas à la résurrection, lie participeront pas » aux félicités de la vie à venir ^. » Ils hes pouvaient