‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 372 sur 500 · Justin, Apologia i, 31. — Eusèbe, Chronique · texte numérisé non relu

Justin, Apologia i, 31. — Eusèbe, Chronique

2. Matthieu, ch. xxiv, 15 et suiv. — MakC;, ch. xiii, 21. "i. "ËM^t^Zy Histoire Ecclésiastique, i\,d.

Les Romains se trompèrent d'abord sur la nature et là gravité du inouvement. Ils crurent que les forces qui se trouvaient alors en Judée, sous les ordres de Tinnius ou Turnus Ruf us, suffiraient pour le contenir. Mais Rufus subit successivement plusieurs échecs sérieux ; les insurgés s'emparèrent de Jérusalem et de cinquante jplaces fortes. Adrien comprit alors qu'on avait affaire, encore une fois, à un soulèvement inspiré par l'implacable patriotisme qui avait armé les Zélateurs sous Néron et exigé l'intervention des plus habiles généraux de l'Empire. Il envoya en Judée Julius Séiirérus dont la bravoure venait d'être brillamment éprouvée dans la guerre contre les Bretons.

L'habile général renouvela la tactique de Yespasien et de Titus, consistant à refouler peu à peu les insurgés sans livrer de grandes batailles, se contentant de les battre en détail et les acculant enfin à un point central où on put écraser d'un seul coup la , révolte. Cette fois, ce centre fatal ne fut pas Jérusalem. L'armée de Bar Koziba ne put tenir longtemps dansla ville sainte qu'on n'avait pas eu le temps de fortifier. Tour à tour chassée de ce point et de presquetouteslesautresforteressesqu'elleoccupait,elle s'enferma dans Béthar, une placé de guerre peu éloignée delà mer. Le siège dura plus d'un an. On vit s'y "reproduire toutes les ho#reurs du siège de Jérusalem. Enfin, ce dernier refuge de l'insurrection fut emporté d'assaut, l'anlSo de l'ère chrétienne, le 9 du

mois d'Ab (août), le même joui", pu,, eu l'an, 70, le temple avait été détruit!. Les Rpmains.flreut yn .affreux caruage et. c'est dans jdes flots de sang que la rébellion fut étouffée. La dernière guerrp, juive cpùta aux défenseurs de la Judée près de ^ six, cent, mille hommes, d'après les historiens romains eux-mêmes. ^ Les vainqueurs, de leur côté, éprouvèrent desi-pertes énormes. Mais ce fut l'effort suprême. Après cet acte de désespoir ,les Juif s, convaincus de leur impuissance, déposèrent définitivement les armes.

Désormais la période héroïque du Judaïsme est close ; la période sinistre de la persécution s'ouvre devant les fils d'Israël mêlant les passions religieuses aux passions politiques. , . V,

Les suites immédiates de cette fatale tentative furent effroyables. Adrien, à l'exemple d'Antiochus Épiphane, voyant que le fanatisme était la: cause permanente de la résistance des Juifs, voulut les frapper dans le principe même de leur foi et il le. fit avec une énergie que n'avaient pas connue les despotes syriens.

Par ses ordres, TinniusRufus fit passer .la charrue sur les ruines du temple ^., Une' nouvelle ville s'éley.a à la place de Jérusalem, d'après un plan: tout ;;à

Page 1